Crise du football italien : trois déceptions en Ligue des champions soulèvent le spectre d’un zéro pointé

Crise du football italien : trois déceptions en Ligue des champions soulèvent le spectre d’un zéro pointé

Une première en Ligue des champions pour l’Italie depuis 2003

Les clubs italiens ont connu une semaine catastrophique en Ligue des champions, avec trois barrages allers décevants. La Juventus a subi une lourde défaite contre Galatasaray (5-2), l’Inter Milan a été battue par Bodo Glimt (3-1) et l’Atalanta Bergame a perdu face au Borussia Dortmund (2-0). Avec la défaite précoce de Naples, la menace d’un zéro pointé en huitième de finale devient une réalité inédite depuis l’instauration du format actuel en 2003-2004, voire en 2024-2025 selon les dernières éditions.

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Une situation alarmante pour le football italien

Ce revers collectif intervient alors que l’Italie s’apprête à vivre une phase cruciale de qualification pour la coupe du monde 2026 en mars, après avoir manqué les deux dernières éditions. La sélection nationale, qui a pourtant connu un grand succès en remportant l’Euro 2021, pourrait à nouveau être confrontée à une élimination dès cette étape cruciale. La faiblesse des performances en Ligue des champions alerte sur l’état global du football italien, alors que ses grands clubs peinent à rivaliser sur la scène européenne.

Les experts pointent du doigt le retard tactique et la dégradation du jeu

Daniele Manusia, consultant pour RMC, a commenté cette série de résultats décevants : « Les clubs italiens ont encaissé dix buts sur trois matchs, c’est une bonne leçon. C’est une très mauvaise semaine pour le football italien. » Il souligne que ces performances s’inscrivent dans un contexte de perte de compétitivité, illustrée par l’exemple de Bodo Glimt, qui a su défendre intelligemment avec un 4-4-2 face à l’Inter, une équipe joueuse encore trop lente et prévisible. « Prendre cinq buts par Galatasaray (pour la Juventus), il ne faut pas pleurer mais comprendre qu’il faut changer », ajoute-t-il.

Une crise structurelle et une remise en question nécessaire

Selon Manusia, cette défaite collective ne suscite pas encore une prise de conscience sérieuse. Il déplore un sentiment d’optimisme trompeur après chaque match retour à domicile. La tendance est à la stagnation, avec des principes de jeu vieux et une incapacité à s’adapter aux exigences européennes. Il avertit que tant que cette situation perdure, la réputation du football italien continuera à se détériorer, et l’équipe nationale risque de subir les conséquences d’un championnat désorganisé et vieillissant.