La lutte contre la violence dans le football s’intensifie avec la mise en place de caméras
Depuis juin dernier, la Fédération française de football (FFF) expérimente l’utilisation de caméras embarquées par les arbitres dans plusieurs districts, notamment en Corse, à La Réunion et en Martinique. Cette initiative vise à apaiser les tensions lors des rencontres jugées à risque en permettant une meilleure dissuasion des comportements violents, comme l’a indiqué le président de la FFF, Philippe Diallo, citant une légère baisse de 0,4 % des incidents lors des premières évals (AFP, 25 janvier 2026).
Les caméras, accrochées à un harnais, restent visibles pendant tout le match et peuvent être activées par les arbitres en cas de situation tendue. Les joueurs sont informés de leur présence, un voyant rouge signalant l’enregistrement. Antony Gautier, le directeur national de l’arbitrage, souligne que ce dispositif agit comme un facteur dissuasif, contribuant à un comportement plus maîtrisé et à des propos plus mesurés sur le terrain.
En Guadeloupe, la situation reste sensible, notamment après l’agression d’un arbitre lors d’un match du 4e tour de la Coupe de France en septembre dernier, ce qui a conduit à un boycott des rencontres par les arbitres pendant deux week-ends. La généralisation du port de caméras pourrait représenter une avancée majeure pour la sécurité des arbitres dans la région, encore confrontée à des débordements et à un climat tendu.
La FFF prévoit une évaluation plus large en fin de saison pour décider si cette mesure sera déployée à l’échelle nationale, dans l’objectif de lutter efficacement contre la violence dans le football amateur. La mise en place de ces caméras est donc perçue comme une solution prometteuse pour protéger les acteurs du sport et garantir la sécurité sur les terrains.